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  RAMON LOPEZ "FREEDOM NOW" SEXTET   Valencia

·

2010

XÀBIA JAZZ 008, 2010

 

Herb Robertson
trompeta

Ivo Perelman
saxo tenor

Joe Morris
guitarra

Agustí Fernández
piano

Barry Guy
contrabajo

Ramón López
batería

 

 

1

 

Alacant 2:21

2

 

Cos i Ànima 7:23

3

 

Bullirà el Mar 2:30

4

 

Els Xiquets 1:36

5

 

Misteri 6:33

6

 

Horizó 3:10

7

 

Llum i Vent 3:03

8

 

Llotja de la Seda 9:36

9

 

Cova del Bolomor 5:09

10

 

Xàbia 2:44

11

 

Fets d'Amor 2:50

12

 

Sis Poemes 5:46

13

 

Cançó de Comiat 1:40

 

Composiciones de Ramón López.

Grabado en el Conservatori José Iturbi de Valencia los días 7 y 8 de agosto de 2009.

Mezclado y masterizado en FCM Estudios de Barcelona el20 y 21 de enero de 2010.

Técnico de sonido, edición y master: Ferrán Conangla.
Ayudante de grabación: David Casamitjana.
Fotos: Ana Ponce & Ivo Rovira.
Diseño: Estudio Lina Vila.

Una producción del Institut Valencià de la Música para el Festival Xabia Jazz.

 

BEST RELEASE OF 2010
ALLABOUTJAZZ.COM
by EYAL HAREUVENI'S

BEST SPANISH RELEASE OF 2010 (Nº 4)
CUADERNOSDEJAZZ.COM
La lista de los Mejores Discos está integrada por una selección de títulos que se han comentado en la revista y en la web a lo largo del año 2010. Han participado en las votaciones Óscar Arribas, Yahvé M. de la Cavada, Alejandro Cifuentes, Txus Díez, Federico García Herraiz, Chema García Martínez, Jonio González, Jesús Gonzalo, Eduardo Hojman, Germán Lázaro, Quinito López Mourelle, Marcos Maggi, Vicente Ménsua, David Romero, Leo Sánchez, José F. Troyano, Enrique Turpin.
© Cuadernos de Jazz, 2011

 

Le nom du groupe (inévitablement éphémère ou, en tout cas, irrégulier quand on sait les différences géographiques des six instrumentistes réunis il y a deux ans à Valence) et l'ouverture de l'album avec Alacant, ville natale du batteur, affichent d'emblée l'origine, l'inspiration de son drumming : Max Roach, à qui renvoie, très explicitement, la séquence inaugurale de cymbale équivalant à un hommage préalable (comme une citation en exergue d'un ouvrage). A partir de là c'est une sorte de tapisserie collective qui se tisse à nos oreilles, tout en douceurs et retenues, quasi pointilliste, chaque ligne instrumentale restant d'une parfaite lisibilité (ce qui est plutôt rare dans ce genre d'aventure apparemment sans hiérarchie). Soit un vaste entrelacs de "crises" individuelles, staccatos et solos brefs qui jamais ne s'occultent l'un l'autre, jusqu'à former un de ces conglomérats à l'hétérogénéité passionnante et (parce qu') évidente. C'est dire que chacun des improvisateurs, qui fait montre d'une vertu et d'une intelligence pour lesquelles le terme "virtuosité" serait fade et réducteur, tire brillamment son épingle de ce jeu qu'on pourrait croire bordélique. D'où le sentiment, le plaisir, de découvrir un authentique free all-star, avec une mention particulière pour l'oxymorique guitariste Joe Morris, inventeur méconnu d'un singulier free cantabile. Et tout cela par la grâce d'un catalyseur nommé Ramon Lopez.
PHILIPPE CARLES / JAZZ MAGAZINE N° 618 OCTOBRE 2010

Casting de luxe pour le batteur d'Alicante qui a décidément le vent en poupe et peut enfin contempler ses voiles gonflées d'avenir. Depuis ses débuts en autodidacte, Ramon Lopez n'a eu de cesse d'évoluer au contact du jazz, de la musique indienne ou du flamenco, des solos intégraux en grandes formations et de projets personnels en participations fécondes, allant jusqu'à transcender une certaine tendance à la surenchère, qui pouvait parfois nuire a la qualité de son écoute, en une appropriation spontanée des désirs et passions de chacun.
En l'an 2000, "Songs of the Spanish Civil War" nous avait déjà prouvé son aptitude à fédérer quelques personnalités marquantes (Benat Achiary, Daunik Lazro, Thierry Madiot, Paul Rogers) autour d'un sujet singulier. Un coup d'essai qui ne manqua, pour s'ériger en coup de maître, que de quelques concerts. De même, il y a de cela quatre ans, Ramon s'alliait au pianiste espagnol Agusti Fernandez et au contrebassiste anglais Barry Guy pour enregistrer un recueil de ballades intitulé "Aurora". Les avis s'étaient alors partagé entre inconditionnels et amateurs plus dubitatifs qui remettaient en cause la capacité de tels instrumentistes à remiser leur fougue naturelle au fond de leur musette pour ne se concentrer que sur la délicate interprétation de chansons intimistes. Le présent Freedom Now Sextet apparait donc comme une extension du précédent trio avec, cependant, une différence de taille. Si les deux disques précités laissaient libre cours à la créativité de leurs protagonistes, ils n'en reposaient pas moins sur une thématique spécifique annoncé d'entrée de jeu. "Valencia" va plus loin encore et quitte les sentiers balisés de l'écriture pour s'égayer en pleine nature et visiter, sans boussole ni carte d'état-major, les espaces infinis de l'improvisation libre.
A tout seigneur tout honneur, cela commence par un solo de charleston. Exit tambours, tablas et cajon! Place a l'unique vibration d'une hi-hat plus ou moins ouverte... Ou fermée! Puis c'est la guitare de l'americain Joe Morris, dont le son directement issu de l'ampli m'a toujours évoqué celui de Philip Gibbs ou John Adams, qui se lance dans un duo virtuose avec le piano de Fernandez avant que la trompette de son compatriote Herb Robertson ne vienne virevolter au-dessus du tempo imposé par le batteur et le bassiste. Plus discret, le ténor du brésilien Ivo Perelman participe au son d'ensemble, se lie aux cordes de Barry Guy, trouve sa place dans les fondations de la structure en perpétuelle construction...
Mais à quoi bon de tenter de décrire un tel disque?
Freedom Now Sextet... Au-delà de l'hommage rendu par un batteur à un autre, Max Roach ayant définitivement influencé notre percussionniste depuis ce fameux concert auquel il assista en 1980, l'intitulé du groupe ressemble à s'y méprendre à une déclaration d'intention. La liberté maintenant? Ok! Alors commençons déjà pour jouer libre! Déshabillons le vieil homme et ne gardons de ses oripeaux que certaines couleurs, le bâti d'une forme, la solidité d'une matière. Le sextet joue donc librement, mais se déplace rarement en groupe compact. Plutôt qu'en une longue suite débridée à laquelle chacun apporterait une contribution constante et plus ou moins pertinente, l'ensemble de l'album évolue en petites formations se créant et se déliant à mesure qu'avance le temps. Autour du noyau constitué par le batteur, les électrons s'amalgament et se repoussent, définissent des atomes diverses aux particularités singulières, Joe Morris et Barry Guy sont les plus présents, mais laissent également leur place quand le souci de la teinte l'exige et les duos, trios ou quartets s'organisent ainsi dans l'évidence du besoin, attirés l'un vers l'autre comme magnétiquement.
Pulsion vitale des balais hypnotiques, rigueur de l'archet tirant ses lignes sur la colonne vertébrale du groupe, éparpillements attentifs des touches sur le manche ou le clavier, plainte et soudaine révolution du cuivre survolant le paysage ou fouillant les décombres... Le Freedom Now Sextet de Ramon Lopez, saisi dans toute sa vigueur au Festival Xàbia Jazz de Valence, les 6 et 8 août 2009, est tout simplement l'une des plus belles choses qui soient arrivées à la musique que nous aimos depuis pas mal de temps.
Pourquoi ai-je pensé à Evan Parker durant toute l'écoute? Je serais, par contre, bien incapable de le dire... Barry Guy, peut-être... Ou Agusti Fernandez...
JOEL PAGIER / IMPROJAZZ N° 171 JANVIER 2011


En jazz, on oppose souvent le batteur au percussionniste, le premier étant principalement considéré comme pur rythmicien, frappeurs de peaux et charleston intraitable, le second essentiellement coloriste, frotteur de cymbales et autres accessoires sonores insolites. Ramon Lopez est batteur, et pourtant il ne joue comme personne (comme aucun autre batteur “actuel“, genre gros son amplifié), et il est percussionniste car il utilise avec science et spontanéité timbres variés et bruts, sonorités naturelles, nuances et “bruits“, résonance ou, au contraire, matité. Frappe précise d’une part, grincements et frottements de l’autre, je le sens un peu comme l’un des meilleurs “enfants“ d’Han Bennink.
Toutes les facettes de son jeu sont perceptibles dans cette rencontre de haut vol qu’il avait rassemblé pour le festival Xàbia Jazz à Valence, au nord de sa ville natale, Alicante, titre du premier morceau, un solo de cymbales qui donne le coup d’envoi du projet : un hommage sincère à Max Roach et un rappel de sa « Freedom Now Suite ». Familier des rencontres spontanées comme des groupes plus structurés (voir l’excellent disque de Bruno Angellini chroniqué par Michel Delorme), Ramon Lopez est ici entouré par le contrebassiste anglais Barry Guy et le pianiste Agusti Fernandez avec qui il a souvent échangé, en disque comme en concert, et par trois improvisateurs américains réputés, Herb Robertson, Ivo Perelman et Joe Morris. Mais tous ces gens ne foncent pas ensemble tête baissée dans une improvisation débridée. Ils ne sont que rarement présents tous les six, et ce sont surtout des trios qui composent ce disque, Morris (passionnant) et Guy étant les plus sollicités, Perelman le plus en retrait. Mais une courte intervention de trompette bouchée ou quelques touches de piano ajoutent une couleur particulièrement pertinente et relancent, avec justesse et précision, le jeu qui se déroule. Varié et cohérent, exigeant et sans concessions, ce disque propose une véritable suite d’improvisations à la fois denses, subtiles et profondes.
Une musique forte et pleine d’humanité, à l’image de ce grand et bon musicien qu’est Ramon Lopez.

JEAN BUZELIN / CULTURE JAZZ.net 2010

Para un aficionado al free jazz o a la libre improvisación, la mera contemplación de los nombres que forman el Freedom Now Sextet puede poner a trabajar sus glándulas salivales. Ramón López dibuja en Valencia una especie de autorretrato, que parte de su tierra y su amor por Max Roach y se extiende por la(s) mucha(s) música(s) que ha ido desarrollando a lo largo del camino. Para ello, nada mejor que rodearse de colaboradores habituales y músicos afines, todos ellos soberbios. Ninguno doblega su personalidad sino todo lo contrario: el instrumento y las composiciones de López son la espina dorsal de Valencia, y sobre ella se construyen multitud de discursos, siempre convergentes y bien ensamblados. La presencia más fuerte, aparte la del líder, es la del gran Agustí Fernandez (algo muy natural) y yo, personalmente, he disfrutado de lo lindo con Joe Morris. Conozcan o no Valencia, disfrutarla a través de la visión de López merece la pena.
YAHVE M. DE LA CAVADA / CUADERNOS DE JAZZ 2010

★★★★

Los verdaderos artistas de vanguardia siempre han sabido reconocer cuáles son sus raíces y quiénes son sus maestros. No es Ramón López una excepción, como vemos en este disco que rinde homenaje a su tierra con un grupo que, desde el nombre, es un tributo a quien él considera su gran maestro, Max Roach.
La altura de los nombres convocados para integrar el sexteto, libre improvisadores de primera línea, lejos de hacer sombra a la figura de López, la potencian, aglutinándose en torno a la batería del alicantino, como si cada instrumento tejiese una extensión de la percusión.
La cohesión del grupo es admirable, destacando –en este sentido– el núcleo que conforman Agustí Fernández, Barry Guy y Ramón López. Todos se mueven con libertad pero nadie se aparta del discurso orgánico del conjunto ni del universo sonoro del percusionista, como podemos admirar especialmente en la estupenda “Llotja de la seda”.
El recorrido por el disco –registro fruto de un encargo del Festival Xábia Jazz– está plagado de climas áridos y coloristas, disonancias expresivas y aventuras atonales que entusiasmarán de principio a fin a los oídos amigos del free jazz y la libre improvisación. ¿Para cuándo nuevas presentaciones en directo?
SERGIO ZENI / TOMAJAZZ.COM