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  RAMON LOPEZ Quartet  Songs of the Spanish Civil War

·

2000

Leo Records CD LR 299

 

Daunik Lazro
alto and baritone saxophone

Thierry Madiot
bass trombone

Paul Rogers
five strings double bass

Beñat Achiary
vocal on 1, 5 and 9

Ramon Lopez
drums

 

 

1

 

Els Segadors

2

 

El Quinto Regimiento

3

 

El Paso del Ebro

4

 

lEl tren blindado

5

 

Mendiko Negarrak

6

 

En la plaza de mi pueblo

7

 

La Santa Espina

8

 

El tururururu

9

 

Los Cuatro Generales

10

 

La sardana de les monges

11

 

Els Segadors

 

RLa période de la guerre civile en Espagne (1936-1939) a déjà été évoquée par le monde du jazz au sens large, en particulier par Charlie Haden avec son Liberation Music Orchestra (thématique alors étendue à l'Amérique latine par le musicien), qui a arrangé des chants révolutionnaires, ou par le collectif Los Incontrolados dans un portrait de l'anarchiste Buenaventura Durruti.
Ramon Lopez, batteur et percussionniste, né à Alicante, devenu en quelques années un interlocuteur recherché (avec Denis Colin, François Cotinaud, l'ONJ, Lousadzak de Claude Tchamitchian...) est remonté aux sources de ce répertoire, à savoir des airs traditionnels rendant compte de précédentes révoltes au XIXè siècle, bases mélodiques auxquelles on été ajoutés ou substitués des textes circonstanciés.
Evitant l'emphase qui surlignerait l'aspect martial propre au «genre», préférant la citation rapide à une fidélité systématique, Ramon Lopez fait oeuvre d'arrangeur en valorisant des détails mélodiques et donne à ses compagnons de musique (Daunik Lazro aux saxophones, Thierry Madiot au trombone basse, Paul Rogers à la contrebasse et, ponctuellement, la voix de Beñat Achiary) un espace de liberté formelle que son sujet appelle. Tous musiciens improvisateurs qui donnent d'El Quinto regimiento, La Santa Espina ou Los Cuatro generales des versions lyriques, vibrantes, habitées, sans visée exotique ou virée vers le goût du jour.
SYLVAIN SICLIER. LE MONDE 20/1/2001 (France)

Il a fallu trois ans, de 1936 à 1939, pour bâtir des châteaux en Espagne. Et pour les raser. Une période pendant laquelle la république espagnole a rhabille de neuf les chants populaires du pays pour en faire des hymnes nouveaux. La plupart des thèmes que reprennent ici Ramon Lopez et ses trois acolytes (Daunik Lazro, Thierry Madiot et Paul Rogers) datent du XIXè ou du début du XXè siècle: La Sardana de les monges, El Himno de riego, La Santa Espina ou encore le fameux Paso del Ebro. Si tous ces classiques font aussi sûrement partie du patrimoine ibère que le flamenco, on le doit aux républicains qui leur ont insufflé une nouvelle vie.
L'initiative de ce disque revient à Ramon Lopez. On devine que chez ce batteur quadragénaire, né à Alicante, le projet n'est pas anodin. Mais il s'en revendique d'abord co-équipier et non leader. Tout ce qu'un improvisateur peut mettre de sa vie dans sa musique est là. Et tout ce que l'on peut mettre dans le terme complicité musicale aussi.
Jamais un chorus solitaire ne vient monopoliser l'écoute. Album libertaire pour musique environnante, suggestive, sensible, qui dévoile l'indicible et ne se targue pas de raconter. L'Espagne suinte dans ce disque : sardane, paso doble, échos de musique taurine, etc. On y entend la mémoire et son étrange intimité avec le présent. Comment elle surgit, comment elle est toujours là et se joue des pièges du romantisme. Car ce ne sont plus des chants de combat mais des chants de retour de combat qui semblent s'élever des ruines. Même furieux, même glorieux, même pleins de liesse (voir le final de Los Cuatro Generales), ce ne sont que mornes plaines, rouille, épaves, fumures, plaintes.
De ces champs, le quartet tire des charniers les âmes bafouées et leur donne une dignité. Album désinvolte et libre, du dialogue, de la prise de parole, il est, pour son concepteur, une prise de risque, un défi et un coup de maître.
OLIVIER BAILLY. LES INROCKUPTIBLES Nº 273 du 16 au 22/1/2001 (France)

Les chants de la guerre d'Espagne : dans ce domaine le référence était le premier Liberation Music Orchestra de Charlie Haden. Lopez ne se confronte pas plus au modèle qu'il ne l'ignore. Sa démarche est autre : il se réapproprie et nous restitue une tranche du patrimoine musical, historique et affectif de l'humanité — et du sien propre — avec un amour et un respect des mélodies inoubliables, investies et/ou contournées avec vigueur, tendresse et inventivité, prises à bras le son et l'émotion. Si «l'histoire est d'actualité», ces splendides cuatro generales — qu'Achiary, franc-tireur invité rejoint sur trois thèmes où il donne admirablement voix au chapitre à la sourde colère de ceux qui vivent encore, dans leur chair et dans leur terre, une guerre bien peu «civile» —, aiguillonnées par les baguettes du plus directement concerné d'entre eux, en proposent un témoignage dont on n'est pas près de laisser s'éteindre les échos magnificament retentissants.
THIERRY QUÉNUM. JAZZ MAGAZINE Nº 511 Janvier 2001 (France)
"Songs Of The Spanish Civil War" Selection 10 CD de l'année 2000 par XAVIER MATTHYSSENS.
JAZZ MAGAZINE Nº 510 Décembre 2000 (France)


D'entrée de jeu, la fulgurance charnelle d'Els Segadors donne le ton : c'est à une mémoire vive, à une foi irréductible dans le geste improvisé que ces chants renvoient. Chants de la guerre d'Espagne qui, si ils ont déjà été revisités (le premier Liberation Music Orchestra du contrebassiste Charlie Haden), retrouvent ici l'incandescence première de la révolte. Pour Ramon Lopez, natif d'Alicante, un retour aux sources de sa terre élective, à la fois grave et aérien. Pour Daunik Lazro (saxophones alto et baryton), Thierry Madiot (trombone basse), Paul Rogers (contrebasse), et le chanteur Beñat Achiary (sur trois titres), une communion de chaque instant. Car la mélodie n'est pas donnée d'avance, il s'agit plutôt d'en retrouver la rumeur indiscible, de la faire désirer. Étirée ou tétanisée, emporte de front ou esquissée (La Santa Espina). À la fois initiateur et propulseur, Ramon Lopez joue aussi sur la distance en gardien de la flamme. Bruissement des cymbales et grondement des tambours rendent l'espace propice à l'envol collectif.
THIERRY LEPIN. JAZZMAN Nº 64 Décembre 2000 (France)

Il s'agit encore une fois (je veux parler d'Eleven Drums Songs, Leo Lab 044) d'incandescence, celle ici qui traverse, qui habite la mémoire, non pas du peuple d'Espagne, mais d'un peuple d'Espagnols de sang ou de coeur, ceux-là même qui luttèrent pour la Catalogne, anarchistes, républicains, combattants (les soldats étaient les fascistes) des brigades révolutionnaires... Mémoire des vaincus explorée par Ramon Lopez via ces chants et chansons empreints de tout le romantisme et l'intesité de cette période exceptionnelle: la Santa Espina, vieux chant catalan repris par les combattants républicains, ou Els Segadors, aujourd'hui l'hymne catalan; vieux airs populaires de toute façon, revisités par Ramon Lopez et sa clicqua - Rogers, Madiot, Lazro, Achiary - grâce à une ciculation alerte en bifurcations, en méandres et courts-circuits, grâce à un sens conjoint, rare à ce point, de la singularité et de la cohésion (comme le souligne Gérard Rouy dans le livret qui acompagne le disque: l'axiome libertaire). L'immense élan collectif qui innerva le combat des Partisans renait alors de ses cendres, toute velléité de nostalgie et d'iconolâtrie évacuée d'entrée: sombre et vivant, grave et lumineux, dense et lyrique, expressif et fraternel à l'extrême, boule de feu affolée, leur chant dévale des paysages désolés, prend des chemins tourmentés, qui charrient des émotions pleines de force, en spirale ardente, en pérégrinations sinueuses, en fuite folle ou en descente transcendantale, et, enfin réveille des sentiments universels. C'est pourtant une évocation bien personnelle que nous propose là le batteur originaire d'Alicante; quelque chose (encore une fois) loin des clichés battus et rebattus sur la Guerre d'Espagne, venant du coeur et bâti au loin, patiemment, sur les arpents d'une terre intérieure, sorte d'arrière-pays entortillé autour d'une lumière crépusculaire, mate et dense.
En ce sens, c'est aussi un vrai travail de mémoire sans larmes ni commémoration qui concrétise ce disque; des visages, des terres arides, la joie, la tristesse aussi, partie intégrante de l'heritage anarchiste, l'espoir et autres cendres d'utopie se succèdent ou se mêlent, tantôt explosifs ou mélancoliques, pour nous bouleverser tout en diversité. La bande à Ramon fait en tous cas chavirer les lignes mélodiques pour raviver la générosité de ces chants en y insufflant une force première, brute, quasi rupestre - du travail de première main!: Achiary de sa voix puissante, Daunik Lazro sans concessions, Thierry Madiot en zigzags et growls virtuoses, Ramon Lopez de ses touchers colorés et vifs, Paul Rogers enfin apportant du corps, la charpente, le ciment apte à agréger toutes ses directions, les canaliser.
C'est enfin une évocation originale de la Guerre d'Espagne, qui évite les pièges des icônes (la Passionaria, Durruti, les Brigades Internationales) pour mieux ranimer la flamme (un immense espoir grâce auquel la vie fut pendant quelques semaines réinventée, relisez les prèmieres pages de l'Hommage à la Catalogne d'Orwell) qui brûlait alors dans le coeur de milliers d'hommes et de femmes, anonymes. C'est un peu de temps perdu, intact, qui revient. Frissons de révolte et de nostalgie garantis. Indispensable.
BERTRAND SERRA. IMPROJAZZ Nº 71 Janvier 2001 (France)

Dès son plus jeune âge, Ramon Lcpez se prend de passion pour la percussion, notamment en entendant un solo de Max Roach dans un festival de jazz en Espagne. Il est particulièrement séduit par la diversité de sonorités qu'offre l'instrument. Cet amour du jazz lié à celui du flamenco et des musiques orientales, lui permet des variations rythrniques et des mélanges sonores quil développe avec le plus grand respect de chacune des traditions culturelles. Il participe aux projets de Jean-Marc Padovani, s'unit au trio de Denis Colin. Maintenant, c'est au sein de lOrchestre National de jazz que dirige Didier Levallet, qu'il se produit. C'est rond, c'est carré, épais parfois et parfois transparent, ça ondule, ça brille, ça foisonne, ça ronfle, ça résonne, ça s'affole et ça frappe, ça tonne, ça étincelle, ça tremble, ça grêle, ça cliquette et ça clochette, ça insolite et pourtant à aucun moment on ne sent l'abus de diversité, l'échantillonnage de performance. Ramon Lopez élabore ses figures, les enchaîne, les entrecroise, les oppose, les juxtapose, construisant à chaque plage un édifice avec une architecture, une couleur, un climat Particuliers. Alors quil arrive souvent aux solos de percussions d'être prétexte à performances techniques, ici au contraire, le musi.cien s'efface totalement devant sa musique.
THEO JARRIER. PEACE WARRIORS Nº 10 Janvier 1999 (France)

La guerre civil espagnole n'en finit pas de hanter les esprits. On se souvient du recueil que le label Nato y consacra à travers "Buenaventura Durruti" il y a cinq ans. Il s'agissait là toutefois d'une évocation, usant de thèmes qui, pour certains, n'étaient pas directament issus de ce contexte particulier. Et la diversité des intervenants, au-delà de la richesse musicale qu'elle suscita, avait toutefois l'inconvénient de rompre une certaine continuité.
En reprenant aujourd'hui les chansons nées - à travers les textes surtout, certaines empruntant leur mélodie à des chants plus traditionnels - de cet épisode majeur que fut la guerre d'Espagne, préfiguration des luttes futures entre totalitarisme fasciste et démocraties, voire entre totalitarisme communiste et anarchisme libertaire, Ramon LOPEZ et son quartet font non seulement oeuvre de mémoire indispensable, mais surtout nous font partager une intense émotion. On connaît la capacité émotionnelle et évocatrice de la voix du chanteur basque Benat Achiary, ici en invite du quartet, pour l'avoir entendu dans d'autres contextes. Mais on redécouvre aussi d'une certaine manière la chaleur lyrique que peuvent développer les saxophones de Daunik Lazro, ponctués par les riffs rageurs du trombone de Thierry Madiot et soutenus par la foisonnante rythmique de Paul Rogers et surtout de Ramon LOPEZ. L'approche libre (et pourquoi pas libertaire?) des mélodies populaires, ce mélange entre le respect de l'expression de la douleur d'une guerre civile et une interprétation ouverte, participen de l'image que l'on peut se faire de la beauté musicale.
PIERRE DURR. REVUE & CORRIGE Nº 47 trimestriel, Mars 2001 (France)

Le plus français des batteurs espagnols (et vice versa) joue avec les vieux démons de l'Histoire cruelle de son pays et met en sons un ballet de sang, de mort et d'espoir libertaire.
S'il n'y avait la mort, on ne pourrait philosopher, disaient les anciens.
Ajoutons que sans envie viscérale de liberté, la creation artistique musicale ou autre semble impossible. Décidément, le talent de notre tambourinaire espagnol, nourrit de nombreux courants et systèmes musicaux différents, arrive maintenant à maturité en terre de France. Juste après avoir fini son contrat avec l'Orchestre National de Jazz, Ramon Lopez nous sert une galette toute chaude, dont il a soigneusement concocté la recette. Les chants de la Guerre Civile espagnole ont été traités par de nombreux interprètes, pourtant, dans cette nouvelle version/relecture, la violence, omniprésente, cède souvent le pas à une nostalgie ensoleillée. Les tambours de Ramon pleurent de rage contenue, irradient une énergie attentive et essayent de rire dans le malheur, gonflés du souvenir des anciens partisans. La prise de son, dite "acoustique" en ce sens qu'elle se rapproche du son naturel, est claire, sans artifices surajoutés, les musiciens faisant leur propre balance en jouant. On peut parler de musique improvisée swinguante ou de free jazz, de toute façon, nous nous trouvons ici devant le travail de musiciens se riant des difficultés techniques, incorporant toutes les possibles scories sonores de leurs instruments et s'exprimant dans un langage audacieux, totalement maîtrisé. Les duos incluant bien sûr notre Ramon sont nombreux (Mendiko Negarrak, La Santa Espina...). Le merveilleux bassiste Paul Rogers abat un travail de géant de l'instrument, Thierry Madiot au trombone, Daunik Lazro aux saxes, auxquels s'ajoute parfois le chanteur Beñat Achiary, apportent leur talentueuse folie dans ce ballet de sang, de mort et d'espoir libertaire. Le son de la petite batterie Capelle, montée en peau naturelle, colle parfaitement aux rafraîchissants délires allumés de Ramon. Décidement, toujours l'Ibère gagne quand il traite Franco de porc !oh non! NDLR).
ALAIN BOUCHAUX. BATTEUR MAGAZINE Nº 138 Octobre 2000 (France)

Après le « Liberation Music Orchestra », aux envolées flamboyantes, et « Los Incontrolados », vaste fresque sonore dont on attend la parution du disque, voici « Les Chants de la Guerre Civile d´Espagne» revus par Ramon Lopez et ses compagnons. Une façon, pour le batteur, né à Alicante, de plonger dans ses racines. D´une part, l´Espagne, d´où il vient, et sa cohorte de fantômes témoignant du sang jadis versé. D´autre part, son enfance dont les chansons qui la ponctuèrent sont ceux-la mêmes que s´approprièrent la « Brigade de Fer » et autres combattants souvent anonymes. En filigrane, un souci de préciser de nouveau, si besoin était, d´où vient le jazz. Musique libertaire au sens où elle constitue un acte de résistance, à la fois collectif et individualiste, face à la normalisation et à l´oppression sous toutes ses formes. Relire ou lire, à ce propos, «Free Jazz Black Power » de Philippe Carles et Jean-louis Comolli. De « Els Segadors » à « Los Cuatro Generales » en passant par notamment « El Quinto Regimiento », autant de chansons dont la fausse naïveté et la mémoire qu´elles ravivent nous émeuvent d´autant plus que Ramon Lopez et ses amis nous les restituent avec une sobriété et un éclat égaux au lyrisme de la voix de Beñat Achiary. En guise de fil rouge ou de trame, la mélodie qui, récurrente, surgit ci et là, intacte, au gré des bifurcations vers lesquelles les entraînent chacun des intervenants.
XAVIER MATTHYSSENS. Mars 2001 (France)

Drummer/percussionist Ramon Lopez follows up his 1999 “Leo Records’ release with a quartet outing based upon the Songs of the Spanish Civil War. And if some of you have already formulated notions that this is some sort of historical retrospective, forget it! Here, the drummer has assembled a crew of top-flight European jazz musicians for a set that embodies off-kilter, free-jazz style renderings of traditional compositions rearranged by Lopez.
Vocalist Benat Achiary lends his wares to three of these largely abstract pieces, as bassist Paul Rogers, saxophonist Daunik Lazro and bass trombonist Thierry Madiot round out this relatively unique offering. Basically, there are some parallels to bassist Charlie Haden´s famed “Liberation Music Orchestra’; however, the musicians delve much further into the avant-garde here, as they present us with a disparate canvas of disjointed themes and steamy interplay atop Lopez´ wavering, polyrhythmic endeavors.
Overall, there is an abundance of fine soloing atop cat and mouse type exchanges and Achiary´s curiously interesting torch song approach to the music, as the vocalist casts a notable twist to this set consisting of boisterous dialogue, stinging opuses and climactic movements.
Without a doubt, Songs of the Spanish Civil War is an attractive and cleverly produced actualization of Lopez´ musical visions.
GLENN ASTARITA. ALLABOUT JAZZ.COM (Angleterre) *****

My friend Morton heard "Els Segadors" the opening track from this CD and declared that it sounded as if Beñat Achiary's vocal were operating in a different universe to the rest of the band. I would not normally argue with Morton, particulary since he recently lent me his recording of Yoko Ono and Ornette Coleman playing together and did not think the same situation applied. The fact is on this rare occasion Morton and I do not hear the music in the same way (though personally I do not have a problem with the concept of a parallel universe).
Before I listened to this CD I went back to the first Charlie Haden Liberation Music Orchestra recording which, superficially at least, covers the same ground. I found that "El Quinto Regimiento" is on both sessions, and another 'song' which Signor Lopez has adopted, "La Santa Espina", is also to be discovered on the end of Mr. Haden's later "The Ballad of The Fallen" album for ECM. I am glad that these cross-overs have been made with the two 196's/80's war-horses, because by drawing attention to the 'common ground', it is easier to hear how very different the Ramon Lopez Civil War Quartet is from the old American Liberation Orchestra. Whereas the latter always had something of a repertory band about it, albeit one that could flame these beautiful melodies with a strong political commitment and a 'free jazz' ascetic, the new Leo collection of Spanish Civil War tunes feels much more 'integral'. The Quartet take many more liberties with the source material, sometimes bending things completely out of shape. It is as if the original music, refashioned from fragments of a heroic past, is abstracted out of historical existence. If that sounds like a criticism it is not meant to be. How we deal with the past reflects how we deal with today. The effect here is to give a real weight to the lengthy imprvised passages.The Quartet play, but are never merely playful, yet on something like "Los Cuatro Generales", with the added dimension of Beñat Achiary's vocals, the music almost soaks up the crazy irony of the situation. The carnival becomes the funeral becomes the carnival.
My reading of the Spanish Civil War is that, perhaps like all bloody conflict, events often degenerate into tragic farce. The fighting and killing, at times became the product of a gross social absurdity rather than a defence of "Land & Freedom". If this is how I read it, it is also how I heart it. In my view, this recording is a genuine soundtrack, it deals with the subject but it does so using the sound of musicians improvising. The title "Songs Of The Spanish Civil War" might give the impression that this is a vocal based session, it isn't. Benat Achiary is only on three of the cuts. For my money the real joy of this session is how all four players act as a true collective. Thierry Madiot's bass trombone is exceptional, operatic in its willingness to describe it self as well as the subject. When Daunik Lazro blows baritone sax alongside the slide horn it feels like the bottom of the well is being lifted to the surface. Ramon Lopez is wonderful clattering drummer (I'd love to see what his kit looks like), on "El Paso Del Ebro" he generates a head of steam under Daunik Lazro's alto wich is Sunny Murray proportions. Regular Avant readers will already know where I place Paul Rogers. On the same track he takes a bass solo that is as articulate as profound language. Throughout this session Mr. Rogers draws the whole Quartet together whilst producing his own porfolio on the state of the bass. Since his move to France some years ago his profile in Europe has increased markedly. Paul Rogers presence in the Ramon Lopez Quartet is important. I hope we get to witness this line-up during on Spring/Summer's gig circuit.
Time is too short. If we are going to listen, there has to be for a reason. Ramon Lopez's music is an intense statement of improvisation on an theme. "Songs Of The Spanish Civil War" does justice to its subject, not simply by being a broadsheet for anti-fascism; true artistic endeavour gets beyond the boundaries. Hey! Morton try this one again!
STEVE DAY. AVANT (Angleterre)

... La apuesta de Ramon Lopez, alicantino de Paris, es radical en un doble sentido, el doctrinal y el musical. Lopez, que ha grabado para el mismo sello un disco de solos de bateria (Eleven Drums Songs), retoma el asunto donde Charlie Haden-Liberation Music Orchestra lo dejaron. Hay coincidencia en la tematica -Els egadors, La santa espina, Los cuatro generales, El quinto regimiento...-, solo que Lopez y su cuarteto proceden a una previa labor de desintegracion de la misma para luego reintegrarla a una apariencia formal reconocible, en la que impera ante todo un lirismo exacerbado. Su musica es un caballo libre y salvaje ademas de escasamente convencional y, sin embargo, muy swingante. Fracturados en su pulsacion ritmica, liberados de su dependencia tonal, estos viejos cantos populares convertidos en himnos de batalla suenan como si hubieran sido compuestos para ser interpretados de este modo. La soltura con que los musicos -atencion a Daunik Lazro- se mueven sobre terreno tan incierto, habla por si sola.
JOSE MARIA GARCIA MARTINEZ. CUADERNOS DE JAZZ (Espagne) ****

Hace un par de años, el batería Alicantino afincado en Paris en París sorprendía a propios y estraños con un disco grabado a solo, "Eleven Drums Songs". Por entonces militaba en la Orquesta Nacional de Jazz de Francia. Ese disco tenía mucho de reivindicación personal y de toque de atención. Ahora, acabada la relación con ese destacado orgánico del jazz francés, nos presenta este proyecto que tiene todo de confirmación y proyecto de futuro.
Para su grupo, Ramón cuenta con destacados libreimprovisadores de la escena europea. Paul Rogers, ahora en la ONJF, miembro entre otros de Mujicians, al contrabajo; Daunik Lazro, ayleriano militante, a los saxos alto y baritono y Thierry Madiot, uno de los "nombres nuevos" de esta escena, un especialista del solo al trombon bajo. Cuenta además en tres temas con un todoterreno, el cantor y organizador Beñat Achiary. Para su presentación ha elegido una temática especial. Una selección de los temas de la Guerra Civil Española. Sobre este repertorio ya hay trabajos anteriores. Charlie Haden en "Liberation Music Orchestra" o en "The Ballad of the Fallen" ya ofrecía destacadas relecturas. La diferencia con estos y otros precedentes radica en la visión que se les da. Frente a relecturas basadas en arreglos, Ramón propone estos temas como referencias para lanzarse a la libre improvisación. Las melodías, más o menos completas, más o menos alteradas, van apareciendo en los diversos temas, pero su reconocimiento no es el fin sino que son puntos de partida, momentos de encuentro en un discurso que se plantea abierto y de total libertad. Los cantos que animaban a combatir en pos de utopías propician vuelos libres cuyo techo está en la ceatividad del momento. La grabación, aunque de estudio, refleja fielmente la intensidad que el grupo consigue en el directo.
Frente a los agoreros que durante años han propiciado la propagación del convencimiento de que para que un músico nacional destacara debía de hacerlo en un terreno propio en el que no tuviera competencia - clara referencia a la fusión jazz/flamenco -, discos como este de Ramón o los de Agustí Fernández vienen a demostrar que nuestros músicos pueden codearse con la primera división de la escena internacional sin mayores complejos, sólo hace falta estar al nivel.
JESÚS MORENO. MARGEN Nº 22 invierno/primavera 2001 (Espagne)

Un trabajo sumamente descriptivo este que viene de Ramón López, Madiot, Lazro, Rogers y Achiary. Música llena de los ecos melódicos del cancionero popular, disparan sobre escenas de un talante propio de nuestro tiempo más free. Once temas inmersos en el mensaje de una época.
An extremely descriptive work coming from Ramón López, Madiot, Lazro, Rogers and Achiary. Music full of melodic reminiscences from the cancionero popular (folk song-book), shoots at scenes of our -more free- day and age. Eleven tracks immersed in the message of an epoch.
FRANCIS MONROE. HURLY BURLY Nº 16 Enero 2001 (Espagne)